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18
Oct
2008
Sapa Imprimer Envoyer
Écrit par Gwennolé   

Journée trekking à Sapa,

Article

Un peu de nature et de rencontres avec les habitants des pays du nord du vietnam. On arrive assez tôt vers 6h à Lo Cai où il faut prendre un mini-bus pour remonter jusqu'à la ville de Sapa. Il faut marchander un peu pour avoir le prix le moins cher pour le trajet. Ici on n'est pas très loin de Hanoi, les prix sont plus élevés; c'est surtout qu'il y a plus de touristes donc les prix flambent et que certains ne cherchent même pas à marchander, l'échange euros/dongs leur semblent avantageux alors qu'ils se font bien avoir. C'est sur si on arrive directement de l'avion on ne peut pas avoir cette notion du coût de la vie bien moins élevé. Et puis c'est toujours un jeu sympa que de marchander les prix.

L'usage veut que le vendeur donne d'abord son premier prix toujours exorbitant, il teste. Ce prix d'ailleurs ne compte pas beaucoup puisque le vendeur demande de suite combien on veut et c'est là que c'est important. Il faut donner le bon prix qui correspond à ce qu'on veut payer mais c'est presque sur que l'on atteindra jamais. Ensuite on attend un peu, on montre les défauts de l'objet, on dit que le voisin d'à côté en vend aussi. On s'arme de patience, on laisse mariner la sauce et puis finalement on atteind notre plafond. Plafond trop haut on se fait avoir, plafond trop bas on ne fera pas commerce. C'est ça le plus dur dans le marchandage c'est de trouver le bon prix.. C'est pour ça qu'il faut pas hésiter à faire plusieurs vendeurs de suite.

Le mini-bus nous emmène donc vers Sapa. On monte les collines sur ses routes tortueuses, arrivée 1600 mètres et un air un peu frais. Débarqué on cherche un peu notre route pour savoir où aller et quel chemin prendre. J'en profite pour appeler le club de plongée, ces nuls ils n'avaient pas répondu à mon email envoyé depuis 5 jours. J'ai donc réservé pour 5 jours de plongée à 3 plongées par jour, avec les 3 derniers jours à Sipadan. Attention les mirettes!! Un bonne chose de faite, allez profitons de la journée à Sapa pour prendre le bon air de la campagne.

On suit donc le chemin pour le village de Cat Cat, normalement il y a un droit d'entrée de 10,000 Dongs. On passe le ticket office, personne ne nous demande rien puis on continue notre route. Ce matin beaucoup de brouillard dans la vallée, on ne voit pas grand chose au loin. Ca va se lever. On aperçoit vaguement les rizières, les buffles, les cochons, les poules qui gambadent allègrement.

riziere.jpg Riziere.jpg

C'est vraiment la campagne, comme sur les cartes postales. Arrivé au début du chemin, un garde nous interpelle: vos tickets svp. Nous en avons pas, bien évidemment. Bon ok on va payer, au lieu des 10,000 il veut 30,000 par personne. Pas moyen de payer ça, alors on continue la route et on trouve un petit détour qui nous ramène sur le chemin.

trail de sapa.jpg Trail de sapa.jpg

On est passé, précédés par un cochon et sa maman qui nous ouvrent la route. La pluie revient un petit peu, enfin c'est du petit crachin, ca va aller, on a vu pire. On arrive à une chute d'eau, avec sa petite usine hydroélectrique.

cascade.jpg Cascade.jpg

Mignon tout ça, on continue, le chemin revient vers la route. On prend à droite et on traverse des petits villages, pleins d'enfants nous accueillent, dommage pour les prendre en photos ils nous demandent un peu d'argent. Je leur file un petit porte-clefs qui est cassé, ils prennent même une cannette de coca terminée. Dedans avec la languette ca fait un peu de musique, c'est marrant. Ils ont le sourire ces enfants, presque pieds nus, habillés avec quelques habits, ils ont l'air heureux et pourtant ils vivent dans des conditions pas franchement enviables.

petit garcon de sapa.jpg Petit garcon de sapa.jpg

On rentre dans une maison, enfin une cahutte, c'est là qu'ils vivent dans ce petit espace au coin du feu, faisant sécher le mais avec les cochons, les buffles comme voisins. De quoi ils vivent, de leur culture, du riz qui poussent en grande quantité, des animaux qu'ils élévent, peut être un peu des touristes qui viennent voir. C'est pas un peu malsain cette approche? On voit un bus de touristes arriver, tout fraichement sortis de leur caisson climatisé, évitant au maximum la boue sur le sol. Voilà le safari moderne qui arrive. Les bananes sont devenus des billets.

Heureusement la route s'arrête un peu plus loin et il va falloir marcher dans ces petits chemins pour continuer, on va se retrouver un peu plus seul. On passe par une école, le seul bâtiment en pierre. On se fait inviter à prendre un petit thé sous le regard de la grande figure de l'oncle du peuple Ho Chi Minh. On a bien marché, cela fait 3 bonnes heures qu'on est parti quand on arrive à un sorte de pont suspendu, des suédois nous accompagnent, même avec leur carte ils sont un peu perdus. Nous aussi, mais parfois ca a du bon d'être perdu, trop savoir ca manque de charme.

Ici des jeunes ramassent le riz, je vais à leur rencontre, ils parlent pas anglais, je ne parle pas vietnamien, mais peu importe. Je regarde leur façon de travailler, un des garçons me donnent son gros sac (enfin c'est pas non plus du décathlon mais un grosse planche de bois). Ca pèse au moins 30 kilos ce truc, et eux ils descendent ça le long des rizières, le long de la montagne au mileu de la boue, pouvant glisser à tout moment. C'est ces moments que moi je recherche c'est ce contact, ces sourires qu'on s'échangent, cette humanité qui nous lie. Et c'est là au milieu des champs, on milieu de la boue, de la pluie qu'on trouve ça. C'est fabuleux que ces gens qui n'ont finalement rien soit si ouverts, si souriants, si amicaux. Moi j'aime ça.

Voilà il est déjà plus de 12h30 et on a un peu de route pour rentrer, le jour se couche très tôt ici vers 18h. Petite pause déjeuner et repos des jambes, on l'a bien mérité. Retour pour Sapa, petite visite du marché, c'est assez cher. Il faut prendre le minibus pour redescendre vers Lo Cai. Longue négociation pour avoir le bon prix, on paye un peu plus cher que pour l'aller mais là on a pas d'autres possibilités pour redescendre. On est bien serré dans ces mini-bus, malgré le peu de place, la route et ses trous, je trouve qu'on est bien là, on est un groupe, on n'est plus les individuels des transports modernes. Facile de parler à son voisin, facile de lancer une chansonnette avec la radio en fond.

Tout plein de touristes sont attablés au bar en attendant le départ du train. Ce soir ca sera notre 3e nuit d'affilée dans un train. Grande luxe c'est du soft sleep. Enfin pas au niveau du grincement des roues, enfin arrêtons de se plaindre.

Demain dernière journée au Vietnam, direction Halong Bay.

Photos

Carte

 

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