08 May 2011 |
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Pour rejoindre Grenada, j’ai 2 options. La première est de partir au Nord vers Boaco, puis rejoindre la Panamericaine vers Tipitata. Cela devrait me prendre 2 journées et me retrouver sur des routes avec beaucoup de traffic. La deuxième option est de prendre le chemin qui longe le lac sur environ 50 kms de mauvaises routes. Je choisis donc cette deuxième option, je suis un habitué des chemins de terre maintenant. Avant de partir de Juigalpa je vais quand même prendre en photo la belle cordillère qui s’étend au Nord. Il est 8h c’est l’heure de départ des bus, je prends aussi la route. Le chemin pour rejoindre Granada est à environ 30 kms de Juigalpa ; avec le vent de dos et une bonne route j’y suis vite arrivé. Maintenant les choses sérieuses commencent, c’est parti pour les chemins de pierre et de terre. Le début est finalement le pire avec le passage d’un rio asséché. Je me retrouve dans un troupeau de vaches, il me faut suivre et attendre que ces dames veuillent rentrer dans leur champ. Je continue tant bien que mal le chemin, qui devient un peu plus roulable après 10 kilomètres. Les bus de transport soulève un nuage de poussière et de fumée qui m’aveugle. A une intersection je prends à gauche par la route la plus importante mais 5 kilomètres plus loin on m’indique que je me suis trompé. Il faut que je rejoigne le chemin par les rizières. Je traverse donc de jolis paysages, avec de nombreux oiseaux qui s’envolent quand je passe devant eux. Pour reprendre le bon chemin je fais du VTT avec mon vélo de route chargé. Mes pneus schwalbe font une merveille. Heureusement qu’ils sont là !!! Finalement je reviens sur la bonne « route ». Après avoir suivi un taureau, écarté des chiens de mon chemin, laissé passer des moutons, regardé des chevaux galoper devant moi, suivi des vaches à leur pré je me retrouve bloqué par un autre animal d’une toute autre catégorie la moissonneuse-batteuse. En tout cas la balade malgré les difficultés de la route est très agréable, je passe par de jolis paysages, beaucoup d’oiseaux, de vie. je rencontre de nombreuses personnes, quelques cyclistes, des piétons, des cavaliers. C’est maintenant le passage du rio. Passez en premier Monsieur les Nicas sur votre gros tracteur. J’ai quand même de la chance que c’est l’unique endroit où j’aurais de l’eau. A la saison des pluies je pense que cela doit être une autre paire de manches. Les gens sont extrêment amicaux et agréables, supris sans doute de voir un gringo par ici. Me voici à la moitié du parcours, cela fait bien 2 heures que je suis parti. Je n’avance pas très vite avec ce chemin un peu difficile. Je passe de même un pont que je passe le plus lentement possible. Une moto me suit qui le passe à toute vitesse.. Encore quelques kilomètres pour atteindre le rio qui faudra traverser avec une barque. Le vélo embarqué dessus on lance le moteur et en 5 minutes on est de l’autre côté. Il ne me reste plus que 10 kilomètres pour arriver à Grenada. Ils seront les 10 kilomètres les plus durs de la journée, car mes roues patinent dans ce sable omniprésent, puis le vent en plein figure m’envoie tout le pollen des plantes du bord du lac. Il est grand temps d’arrive à Grenada après cette journée épique à travers les chemins caillouteux du bord du lac Nicaragua. Facebook Social Comments Box for Joomla
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