Ads

13
Sep
2009
Sainte-Marie Imprimer Envoyer
Écrit par Gwennolé   

4 journées à Sainte-Marie,

Article

Il est 10h quand nous embarquons pour Sainte-Marie. Sur le bateau nous sommes une trentaine, nous avons tous enfilé un gilet de sauvetage. Un policier vérifie qu'il y a le bon nombre et nous pouvons partir. La partie la plus risquée est la sortie de la passe où les vagues peuvent faire chavirer le bateau. C'est là que des naufrages ont déjà eu lieu. On arrive sur les vagues, le chauffeur s'y prend à plusieurs fois; le silence pèse sur le bateau, les vagues déferlent sur la coque. On sent les gens stressés, mon voisin de devant fait un signe de croix. Je suis pas trop à l'aise, alors qu'on a un bon bateau, les vagues ne sont pas trop fortes, j'ai déjà vu pire. Le chauffeur met plein gaze, on passe une première, une autre nous tombe dessus, ça éclabousse partout; on est passé. Tout le monde applaudi. Mon voisin exulte Amen. On en ai bien rigolé.
Sur la route qui dure une petite heure on espère pouvoir voir les baleines qui viennent s'accoupler dans ces eaux. Sur l'île le festival tsola be fête les baleines avec 4 jours d'animation et de musique. J'ai de la chance pile au moment où j'arrive.
La priorité c'est de savoir où aller. Je n'ai rien réservé comme d'habitude. J'avais appelé à Tamatave différents clubs de plongée. Et à l'arrivée du bateau à Ambodifotatra je suis accueilli par Samson qui m'adresse avec mon prénom. Je suis assez impressionné comment connait-il mon nom. C'est un des rabatteurs du centre de plongée. J'hésitais à rester en ville pour pouvoir plus profiter du festival. Mais au final Samson me convainc, je vais avec lui à Mahery Be. Le centre est à 7kms de la ville, on a pris la moto. La route est très mauvaise, des trous partout, ça gigote dans tous les sens. Je suis pas à l'aise avec mon gros sac sur le dos. Il faut tenir quand même.
Après bien 20 minutes de cohue-bohue on arrive. Je pose mon sac au centre, c'est joli la plage avec les cocotiers, la barrière de corail au fond, le sable blanc. Une petite île paradisiaque.


cocotiers  sainte-marieCocotiers sainte-marie

On retrouve David le responsable au restaurant à côté. On fait un billard avec des français qui termine leur séjour ici. On parle des baleines, de l'association qui s'occupe ou pas d'elles. Ils sont très critiques sur cette association qui serait plus occupée de la rentabilité financière de leur projet que des baleines elles-même. Dommage d'entendre ça. Je mange du calamar; le repas n'est pas donné, mais bon on est sur une île.
Cet après-midi je vais avec une belge suivre un guide malgache qui va nous montrer l'intérieur de l'île. On part donc à pied voir la campagne de sainte-marie. En prenant à travers chemins et rizières, le guide nous explique les arbres, les fruits, les plantes médicinales (une pour les yeux, une pour les pieds). On découvre les oiseaux, les lézards, les caméléons. On arrive au petit village où la grand-mère fait de la vanille.

vanilleVanille

J'avais repéré de la vanille avant, la visite à la Réunion m'a un peu aidé. Ils font aussi de la cannelle en coupant de l'écorce de l'arbre. Sympa cette petite balade pour voir un peu l'arrière du décor, pour découvrir ce qu'on ne voit pas vraiment si on n'est pas un peu initié. En plus le guide s'y connait beaucoup. Il est habillé comme Bob Marley, les rastas, le tee-shirt et le pendentif à l'effigie du jamaïcain. Les lunettes lui donnaient son caractère d'homme de science. Les malgaches connaissent bien leur milieu, ils savent tirer partie de leur environnement et en vivre. Nous revenons au centre 2 heures plus tard. Les plongeurs sont revenus, on s'assoit autour d'une table pour déguster un rhum arrangé. Sur la plage on a droit à un super couché de soleil. Pas ou peu de nuages qui cachent son départ.

coucher de soleil sur sainte-marieCoucher de soleil sur sainte-marie

Je m'installe dans ma chambre en attendant le retour de Samson pour partir au festival tsola be. On retrouve la belge en ville. Le pneu arrière de la moto n'est pas très bien gonflé. On va pouvoir revenir mais par la suite faudra utiliser le scooter.
Le festival tsola be est à l'île Madame un peu au Sud de la ville. L'entrée au festival est de 3000 Ar (presque un jour de travail ici). C'est pas donné; ainsi il y a beaucoup de gens qui attendent à l'extérieur un moyen de rentrer. On passe presque devant tout le monde. A l'entrée il y a la sous-préfet et l'organisateur qui déchire frénétiquement les tickets. Nous sommes sur un grand stade de football. Sur une des ailes une grande scène est installée. Des musiciens locaux sont en train de jouer. Difficile de définir le style musique. C'est de la musique africaine avec beaucoup de rythme de batterie, des guitares, du synthé et des chanteurs. Les danseurs suivent la musique dans un déhanchement des plus impressionnant. Pendant toute la représentation les danseurs font faire leur show, bougeant des fesses les plus vite possible. Ils sont doués. On s'installe à une table, on se prend une bière THB (pour pas changer) et des brochettes. C'est très commun ici. En plus ce n'est pas cher. Un peu de viande enfilée sur une pique en bois mise au charbon. On en prend 5 chacun. Maurice qui est maintenant un résident vient de s'installer. Il nous explique un peu plus la situation à Madagascar. Le gens (de Tana principalement) ont fait partir l'ancien président suite à des achats un peu frauduleux (l'achat de son avion personnel, la vente de terres pour les coréens). Depuis le pays est sous la tutelle de la HAT avec un jeune président. Des réunions entre les partis importants ont lieu à Maputo mais le consensus est difficile. Ces problèmes politiques ont tué le tourisme, de janvier à juillet il n'y a eu presque pas de touristes. Cela reprend très doucement. Tout un pan de l'économie malgache est mise à mal. Pour attirer les touristes le visa est désormais gratuit. Espérons que les gens vont revenir.
La soirée continue son cours, la musique en fond, les danseurs qui se trémoussent, les jeunes qui dansent. On rentre vers 23h, les pleins phares pour éviter les nid d'éléphant comme le disait un vazaha.
Un nouveau jour se lève, c'est l'heure de préparer ses affaires de plongée et de partir sur le bateau. Je plonge avec un couple de suisse devant le centre de plongée. En rentrant je montre les photos que j'ai prises, très sympa. Je leur enverrais par e-mail.
Il est à peine 11h. J'ai toute l'après-midi devant moi. Je loue un vélo 5000 Ar et part sur les routes. Je me dirige vers le Nord. A vélo c'est assez facile. Je double un grand groupe de chanteurs et danseurs qui fêtent le festival des baleines. C'est surtout les femmes qui chantent.

festival tsola be Festival tsola be

En continuant je prends l'intersection à droite pour rejoindre le côté Est de l'île. Mon vélo n'est pas extraordinaire mais je peux quand même changer les vitesses pour monter les petites côtes. Le soleil tape fort, j'ai mon chapeau qui me protège.

en route pour ambodifotatraEn route pour ambodifotatra

Ce côté de l'île est beaucoup moins peuplé. Il y a de beaux hôtels, j'en visite un mais je me retrouve dans un sorte de resort. Je trouve ça dommage tous ces investissements sont gérés par des étrangers et l'argent que paye les touristes (ce n'est pas donné en plus) repart dans les poches des vazahas. Pas grand chose pour les malgaches. Je continue la route, les petits qui crient vazaha. Je répond par un signe de main. Je m'arrête manger dans un petit bouiboui. Je prends une petite soupe et du thé à la citronnelle. Il n'y a pas grand chose, les gens vivent de peu. Bientôt je rejoins la ville. C'est plus l'effervescence. Les taxi attendent les passagers arrivant par le bateau.
Je continue un peu sur la route vers le Nord, la route est goudronnée et bien meilleure. Je m'arrête le long d'un cocotier. Je suis un peu fatigué, je m'achète une sucette et quelques bonbons. Une petite pause sieste avant de continuer un peu. En vélo la route est longue, il y a près de 50 kms pour atteindre le Nord de l'île. J'irais en moto. Je reviens donc vers le gîte.
Je retrouve Samson qui n'a pas trouvé de clients. On part pour aller manger au restaurant de sa mère. Il me présente ses sœurs, sa maman. On mange poulet brochettes un grand classique, puis on repart au festival. On retrouve des suisses allemands que Samson avait repéré. Avec un français approximatif on arrive quand même à se comprendre. Puis on va danser dans la foule. Il y a plus de monde ce soir. Les jeunes dansent en pogo, on se tape épaule contre épaule pour pousser l'autre le plus loin. Çà bouge dans tous les sens. Faut bouger tout le corps; j'ai l'impression que les gens nous regardent, ils rigolent sans doute de notre façon de danser. C'est assez sympa. Pas de règle, de codification de la danse. C'est le défoulement.
Retour vers l'hôtel, on s'arrête à côté de la disco mais il n'y a pas grand monde. On ira une autre fois.
3e jour à Sainte Marie c'est aujourd'hui que l'on part voir les baleines. Maurice et sa femme, un français nous ont rejoint. Le bateau chargé d'essence on embarque avec la fille métisse de David. On met du temps à trouver des baleines, elles sont tout au Sud de l'île. On a même cru ne pas les voir.
A Sainte-Marie elles s'accouplent et mettent bas leur baleineau. A la fin Août elles ont déjà un petit baleineau. On a vu ainsi plusieurs baleines avec leur petit. Le baleineau doit respirer plus souvent. Ainsi on les repère à la gerbe d'eau qu'elles expirent.
On suit plusieurs groupes, la baleine plonge généralement à notre arrivée. Elle n'aime pas trop le bruit du moteur. Il faut s'en approcher au maximum de 100 mètres puis se laisser dériver. Les baleines nous ont bien aperçu et plongent. Juste dessous nous on les entend parler, siffler. Un bruit aigu tel un sifflement. C'était vraiment impressionnant d'entendre ça même à l'extérieur de l'eau sur le bateau. Un silence se fait, on se demande si elles ne vont pas renverser notre petite embarcation. Ces baleines à bosses font bien 15 mètres de long. Mais on ne voit que le dos, et la queue généralement.

baleine Baleine

Maintenant on suit un groupe de mâles qui suivent une femelle. Le moteur poussé on les suit. Elles nagent vraiment vite. On s'attend à les voir sauter de l'eau et retomber dans une gerbe d'eau. Je prends des photos, des films. Mais ce n'est pas facile de pouvoir faire le focus sur cette eau dont le soleil réfléchi, aux vagues impétueuses. C'est l'heure de repartir pour aller manger à l'île aux nattes. Sur le départ on voit une baleine au loin qui pour impressionner sa femelle fait un saut hors de l'eau. On voit tout son corps sortir et retomber dans une écume blanche. Ouah quelle puissance!!
Déjeuner à l'île aux nattes avec du bon poisson frais pêché le jour même. L'île aux nattes situé tout au Sud de l'île plait pour ses plages paradisiaque, du sable fin, de l'eau azur. C'est vraiment l'endroit pour le farniente. La préparation du repas prend un peu de temps. Maurice nous explique les difficultés qu'il a eu pour s'installer ici. Sa propriété qu'il a acheté ne lui appartient que pour 99 ans, son terrain avait déjà été vendu plusieurs fois. L'administration malgache est corrompu, pour faire les papiers un bon billet fait avancer beaucoup les choses.
Sur l'île Sainte-Marie tout est acheminé de Tamatave. Il faut faire des allers-retour. Pour construire sa maison il a ramené des matériaux de France car ici ce n'est pas de la qualité suffisante. L'île est sujette à des cyclones. Si les maisons sont mal construites elles disparaissent au vent, à la pluie qui déferle. Il faut de la volonté pour venir s'installer ici. Il faut mieux avoir de la patience et un bon sens de la négociation. Mais comme maison secondaire ce n'est pas si mal.
Nous repartons pour plonger cette après-midi au devant de l'île. En sortant de la plongée le soleil est bien bas, il faut rentrer. Juste avant de passer la barrière de corail pour arriver au ponton, le moteur n'a plus d'essence. Il faut passer à la rame, le bateau raclant sur les coraux. De l'aventure je vous dis.
Allez un bon rhum arrangé pour arroser ça. J'attends 8h pour repartir au festival tsola be. C'est le dernier soir, beaucoup de gens sont venus cette fois ci. On mange là, un groupe très connu de Tuléar joue. Les gens chantent en cœur. Une bonne soirée encore. Heureusement qu'il y a eu ce festival, cela a mis de l'animation et une sortie pour chacun des soirs. Voilà je suis un peu fatigué, on repart au centre.
4e jour à Sainte-Marie, je loue une moto pour monter jusqu'au Nord au piscine naturelle. Je négocie le prix car les premières motos ne sont pas disponibles. On va voir un autre qui me fait à 30000 Ar la location. J'enfourche la moto, je me rappelle pour passer les vitesses au pied, l'embrayage à la main. Cela revient vite. Je m'arrête à la station essence pour faire le plein. Allez j'en met pour 15000 Ar. Cela devrait suffir, il y a quand même 100 kms A/R. La route est bonne dès le début, goudronnée, je passe les vitesses, le vent me souffle fort dans les oreilles. Je dépasse facilement là où j'étais allé en vélo. Puis la route se transforme en chemin de terre, parsemée de gros cailloux. J'ai l'outil pour ma moto est tout terrain, il faut juste savoir l'utiliser comme il faut. Je débute, je cale au début. J'ai un peu de mal à redémarrer quelques fois. Puis je continue. Un garçon m'interpelle et me demande si je peux l'avancer. Monte derrière. On arrive à son village, il me présente sa famille. Je propose à lui et sa sœur de venir sur la moto jusqu'au piscines. Ils sont tout enchanté de me suivre. A 3 sur la moto, il faut bien garder l'équilibre. Plusieurs fois je cale, ils descendent, je continue seul. A un village je n'arrive plus à redémarrer, je m'aperçois que j'ai perdu le bouchon d'essence. Le système D, on coupe un bout de plastique qui fait office de bouchon. Cela tiendra jusqu'à ce soir. Malheureusement je n'arrive pas à relancer la moto. Un des garçons regarde, c'est la bougie qui ne va pas. Moi je n'y connais rien, mais je ne suis pas si rassuré car il commence à démonter la bougie et à la gratter. Cela fonctionne de nouveau, il me prend la moto et fait un tour avec. Je ne suis pas sur qu'il ne parte pas avec, je m'imagine qu'il est va un peu plus loin et me prend de l'essence. On ne sait jamais. Enfin non, une moto c'est un paquet d'argent ici. Mais ils n'ont pas l'air de gros arnaqueur. Enfin je lui payer 2000 Ar, il en voulait plus je pense que c'était le bon prix.
La route continue, on arrive devant chez Antoine, il est déjà 2h. Je me sens un peu pris au piège quand il Antoine nous demande si on veut manger ici, il pose la question si mes passagers ont faim. C'est clair qu'ils ne sont rassasiés. Bon allez on prend 2 repas pour 3. Les piscines ne sont plus très loin, la route est de plus en plus difficile. Mais je commence à maitriser. La dernière partie c'est du sable, on dérape dans tous les sens, mais on arrive tant bien que mal.
Les piscines naturelles sont de petits bassins protégés de la mer. Je prête mes 2 maillots, on peut se baigner. L'eau est chaude c'est très sympa. Le garçon me demande s'il ne peut pas garder le maillot, mais je n'en ai pas d'autre. Des enfants jouent dans un autre bassin. C'est bien ici mais la route est longue pour y arriver.

piscines naturelles Piscines naturelles

On repart donc pour manger, le garçon veut conduire. Je lui prête la moto, il ne connait pas très bien mais il se débrouille. Je lui montre comment passer les vitesses, il ne comprend pas trop. On arrive chez Antoine, le repas est servi, il est quand même déjà tard. J'ai peur de devoir rentrer dans la nuit. On a encore un peu de temps.
Antoine nous sert 2 entrées, 2 grosses assiettes de riz, de poisson, de frites. On prend du coca aussi. Je vois de les yeux des 2 malgaches la gourmandise qui les prend. Ils n'ont jamais autant à manger, le coca c'est très rare. Je propose du coca à la fille, le oui est plein d'envie, de sourire. Ce repas pour moi c'est un repas normal mais pour eux cela doit représenter une exception, un moment privilégié. Je me sens un peu désolé de voir ces enfants privé de tout. Ils ont partagé quelques moments avec moi, m'ont montré le chemin; j'ai partagé mon repas. Je crois que c'est comme ça que l'on doit réagir. On doit donner s'il y a un quelconque échange. Ils ne doivent pas être assistés, c'est pour ça que je ne donne rien aux mendiants, à ceux qui réclament sans contrepartie.
Le garçon se goinfre de riz; toute l'assiette y passe. On a un fruit comme dessert. Je paye, remercie Antoine et on repart sur les routes. Le garçon veut reprendre la moto, je lui laisse. Quand il passe devant son village il passe à toute bringue, le klaxon à fond. Il veut montrer qu'il est au commandes de la moto lui qui n'a pas grand chose. Je lui fais bien comprendre qu'il doit faire attention mais il ne m'écoute pas. Je l'arrête et reprend les commandes. Le problème est là, en donnant un peu ils prennent plus, ils se gavent. Au lieu de jouer l'économie, ils vont dépenser tout d'un coup. On profite de l'instant présent, on se fiche de ce qui peut arriver ou de ce qui restera.
Je prends une photo de la famille puis je repars seul cette fois vers le Sud.

famille  sainte marie Famille sainte marie

Je met le turbo maintenant j'ai plus d'expériences. Je ne cale plus, enchaine montée, descente. On arrive sur la grande route je suis bien lancé. Je suis tout seul sur la moto alors je m'arrête pour prendre les gens qui sont à pied. Ils sont bien content que je les avance. Et puis c'est plus sympa, juste un peu de partage.
Voilà ma dernière nuit arrive, on mange du poisson à l'hotel. Je ne bouge pas ce soir, demain je pars pour l'aéroport. Je m'arrange pour payer les plongées et l'hébergement. Pour le bouchon il me demande autant que pour la location de la moto. Je lui fais comprendre que je paye pas autant. Il insiste, je lui en donne la moitié. Je n'ai pas plus de toute façon. Je lui dis que le bouchon ne tenait pas bien, il ne m'écoute pas trop. On s'arrange tant bien que mal.
Je fais la grasse matinée ce dernier jour, on part pour l'aéroport sur le scooter de Samson. Mon premier vol pour Tana est prêt. On va bientôt embarquer.
Je termine donc mon séjour sur l'île Sainte-Marie, jolie petit île, les baleines nous ont accueilli, j'ai profité des couchés de soleil, des plages de sable fin, des plongées. Retraite pour certains français, cette île a vraiment un potentiel touristique important, espérons qu'il sera bien employé.

Photos

Vidéos

Carte

scroll back to top

Articles les plus récents :
Articles les plus anciens :

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir