12 Oct 2010 |
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Arrivée en Egypte,
ArticleAprès le bref week-end à Berlin me voici sur le chemin de l'Egypte, vers la terre des pharaons. Au programme une semaine plongée et 10 jours de vadrouille. Je retrouve pour la plongée à Safaga 2 matthieu anciens étudiants à Toulouse et plongeurs à leurs heures perdues. On part en retard de Berlin pour Prague, la connexion est donc juste pour le vol Prague – Le Caire; mais la compagnie attend les passagers. J'ai couru un peu pour rien. La nuit est bien avancée quand on arrive au Caire. Ma destination finale est Safaga plus de 800 km au Sud. J'avais le choix de reprendre un avion ou de faire le long périple en bus. Je fais le second choix de toute façon j'ai toute la journée pour arriver. Le rendez-vous le soir est à 18h; il est 2 heures du matin. A cette heure-ci il n'y a ni bus, des taxis hors de prix; je reste dormir un peu à l'aéroport. Je trouve un banc pour m'allonger, je somnole jusqu'à 6h réveillé par les moustiques qui me bouffent. Je prends un bus pour aller au Caire juste à la sortie de l'aéroport. Il va me déposer en centre ville. Tôt le matin Le Caire est agréable il n'y a pas grand monde, les rues sont vides, il ne fait pas trop chaud. On sent déjà le tumulte, la violence, la vitesse de la grande ville, de cette mégalopole. J'ai un peu de chance car juste à la sortie du bus je trouve un deuxième qui m'emmène à Hurghada, première étape avant Safaga. C'est un bus deluxe à 80 pounds soit 10 euros pour 7 heures de trajet. Un thé avec biscuits en guise de déjeuner on part. La sortie du Caire est assez spectaculaire puisque faute de place le périphérique a été construit en hauteur au dessus de la ville. Grise, poussiéreuse, sale; cette ville fait un effet certain. Immeubles, habitations à perte de vue, grand minarets tout l'espace est pris. Sortons vite de l'embouteillage qui se créé, allons vers le Sud le désert puis la mer Rouge. J'espère voir avec excitation les grandes pyramides de Gizeh, un panneau les indique mais malheureusement rien à l'horizon. Le long de la route s'étend juste un désert de sable aride et vierge; pas d'ombre, ni d'arbres, que des dunes et des pierres. Heureusement que je ne viens pas en été. Arrivé à Hurgada un taxi bus m'emmène à l'hotel le Ménaville au Nord de Safaga. Hôtel 4 étoiles avec piscine, plage privée, terrains de tennis, spa; c'est du grand luxe. Beaucoup de russes en voyage, des français, des allemands plongeurs. J'arrive donc en début d'après-midi, je peux prendre ma chambre et me reposer avant d'attendre mes 2 compagnons. Je vais essayer d'aller voir Fred Lombard avec qui on plonge cette semaine. 5 minutes de voiture pour arriver à Safaga, je trouve finalement le club qui est fermé. Une particularité de ces villes le long de la mer rouge est leur état de perpétuel construction, des hôtels, des immeubles qui poussent à chaque coin de rue. S'il n'y a plus d'argent pour construire on laisse en friche, avec juste les murs et fondations apparentes. On dirait des villes désertes, comme si le temps s'était arrêté en plein développement. Une raison est que tant que la maison n'est pas construite entièrement il n'y a pas d'impôts dessus. Rien ne presse donc. Le temps a vraiment une vitesse différente ici, les secondes s'écoulent bien plus doucement.. Je retrouve donc Fred et les 2 matthieu le premier soir. Le rendez-vous pour la plongée est le lendemain à 8h. Ici on est en demi-pension, petit déjeuner et diner à l'hôtel; repas du midi sur le bateau de plongée. La semaine passe donc vite ici avec les 10 plongées. Pas grand chose à dire sur la vie à Safaga et au Ménaville. En dehors de l'hôtel c'est 2, 3 bars qui font chichas ou internet. La bouffe du soir n'est pas vraiment extraordinaire et tous les soirs la même. On voit la masculinité de cette société, les serveurs, à la réception, le ménage il n'y a que des hommes; les femmes sont reléguées à la maison pas en présence des touristes. Juste à la sortie de l'hôtel des petites baraques vendent bibelots et tee-shirts. C'est vraiment impressionnant avec quelle facilité ils peuvent parler toutes les langues des touristes: le français, l'anglais, le russe, l'allemand. Quelle tchatche!!! On est quand même dans une Égypte aseptisée, en carton. Les spectacles du soir nous montre le folklore égyptien, danse du ventre, sorte de derviche tourneur, danse du pharaon. Mais ca sent bien trop le savon, c'est trop clean ici. Je trouve bien dommage de venir en Égypte et de passer tout son temps dans ces types d'hôtels et de visiter à peine; de se couper de tout contact avec la vraie Égypte. Cette deuxième semaine je vais m'immiscer dans l'Egypte, dans son histoire millénaire. Facebook Social Comments Box for Joomla
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