03 Apr 2009 |
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| Arrivée à Santiago la rivale de La Havane,
ArticleAprès avoir pris le bus Viazul de Bayamo me voilà arrivé à Santiago. On prend un taxi, vieille voiture américaine des années 50 pour arriver à la casa. Il est à peine 12h. On me donne un plan qui m'explique bien les différents endroits à visiter. Il faut que je fasse attention parce que les rues ont deux noms l'ancien et le moderne. Merci à la révolution. En plus pour m'embrouiller encore plus je suis sur la rue J.M. Gomez alors qu'il y en a une 2 rues plus loin qui s'appelle M. Gomez. Comme il n'y a pas ou presque de panneaux indicateurs je vais avoir l'habitude de demander mon chemin à chaque fois. Mais bon je ne me suis pas perdu.. Santiago est effervescente de musique, de voitures, de gens, de chaleur. En arrivant on tombe dans ce tourbillon où ont ne sais pas trop où donner de la tête. On se fait interpeller à tous les coins de rue, un taxi, des cigares... Des sons sortent de chaque maison dans ces rues étroites. La casa de la trova, casa de la musica, de las tradionales, il y en a un peu partout. Demain commence le festival du son cubain. Le son (mot espagnol) est la base de la salsa, c'est le rythme. Des orchestres vont jouer dans tous les parcs municipaux, casa et autres endroits. Un festival de 15 jours, ça doit donner. Malheureusement je ne peux pas trop y rester, je dois repartir assez vite pour La Havane pour y reprendre la direction de la France. Il faut que j'avoue que j'ai été un peu déçu de Santiago, déçu par l'agressivité, la fatigue que je ressens, l'omniprésence des jineteros. Même le soir je suis des cubains, il faut que je leur paye la boisson, des gâteaux. Ça me soule d'être considéré comme un portefeuille ambulant. J'ai vraiment l'impression d'être un étranger, de ne pas pouvoir vraiment être accepté, de ne pouvoir jamais me sentir comme chez moi. C'est peut-être aussi parce que je suis de passage, picorant par-ci par-là des relations humaines, en restant à la surface. Je ne peux pas vraiment faire autrement. Je peux comprendre ce que ressentent les cubains quand ils voient arriver des étrangers au pouvoir d'achat 10 à 20 fois plus élevé qu'eux. Mais c'est certainement pas cette relation que je recherche. J'ai l'impression qu'à Santiago ça doit être comme ça, deux mondes qui s'affrontent et qui difficilement se mixent car il y a une différence d'argent, de pouvoir. Ça se ressent et ça m'est même proposé qu'avec un peu d'argent on peut acheter des gens. Ça en devient malsain. C'est pas vraiment le Cuba qui me plait. Des allemandes m'indiquent que la casa de la trova c'est le repaire des touristes. Bon ce soir tant pis j'ai plus l'envie de sortir et d'espérer des relations d'amitiés inintéressées. Une bonne nuit et je pars pour Cuidamar plage de Siantago. Il fallait que j'essaye les camions archi-bondés de cubains. C'est le bon moyen de le faire. Au début je me trompe de bus. On est bien 200 dans ce grand bus, entassés les uns sur les autres. En arrivant il faut demander le dernier pour se mettre derrière lui: l'ultimo. Je fais donc le tour de la ville et reviens à mon point de départ pour reprendre un nouveau bus. L'ultimo je demande. C'est une dame, je me met donc derrière elle. Très ordonné comme comportement. Un camion arrive tout le monde monte et le bus arrive de suite après. Tout le monde redescend et prend le bus. C'est moins cher 20 centavos. Quand j'imagine que le bus que j'ai pris pour aller de Santiago à Santa Clara coûte 33 CUC (soit 5x25x33=4125 plus cher). C'est plus long, climatisé et on est pas entassé comme des sardines ballotant dans tous les coins. Enfin c'est une expérience à vivre, histoire de comprendre un peu mieux la vie cubaine. J'arrive donc au château qui protège l'entrée vers la Havane. Il fait bien chaud au plein soleil de midi. Mais bon je suis content d'y être aller comme ça. Je finis à pied les derniers metres dans le chemin rocailleux pour arriver en haut de la colline. Pas forcément envie de visiter le château à 4CUC. Je repars donc pour Santiago. Même scénario, ça valdingue dans tous les sens. La route et le chauffeur ne sont pas très copains. Je passe l'après-midi dans la ville à visiter le musée de la lutte clandestine. A une jolie vue de la ville plus qu'un musée intéressant. Bon je fais un tour en ville pour manger un pizza (à 10 pesos une misère encore) et je me prépare pour repartir à mon bus de nuit direction la ville du Che Santa Clara pas forcément mécontent de laisser ici la pression de Siantago. Facebook Social Comments Box for Joomla
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