26 Apr 2011 |
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Partir de Compostelle est un peu compliqué à cause de mon vélo. Il y a un bus direct pour Lisbonne mais la compagnie ne prend pas les vélos pour les destinations internationales. Ce n’est pas de chance !! Il va falloir faire autrement et en plusieurs fois. Je quitte donc Santiago par le train pour atteindre Vigo. Je me rend compte que le nombre de vélos est limité à trois par trains et il y a tous ces espagnols en VTT. Est-ce que je vais avoir de la place ? Finalement il n‘y pas de problème. Je quitte sagement Santiago pour Vigo à la frontière du Portugal. De Vigo j’ai un autre train pour Porto et ensuite pour Lisbonne mais qui ne part que tard dans la nuit. Les paysages sont très jolis. Cela aurait été une belle balade si j’avais eu un peu plus de temps. J’en profite donc pour visiter la ville de Vigo qui est assez jolie par ailleurs. Je fais la rencontre d’un irlandais marin qui est un sacré personnage ; on mange ensemble. J’ai du mal à le comprendre à cause de son accent. Une belle assiette de poulpe me remplit l’estomac et je remonte la ville pour le station de bus. Il y a un autocar qui va à Porto puis m’emmène ensuite à Lisbonne. J’ai bien atteint Lisbonne dans la journée. La gare des bus est très loin de la ville elle-même mais heureusement un portugais m’indique une auberge de jeunesse à proximité. C’est un peu cher mais cela fera l’affaire pour la nuit. Le lendemain je repars au centre ville pour me trouver une chambre, une petite chambre finalement. Mais au moins je serais tranquille. Beaucoup de touristes ce week-end de Pâques à Lisbonne. Cela grouille de français, espagnols, américains, italiens… Je suis un petit peu deçu de Lisbonne car elle n’a pas autant de charme que je l’espèrais. C’est une grande ville, assez moderne et dont les atouts touristiques ne peuvent pas égaler des villes comme Paris, Londres, Rome. Je prends le temps de faire un tour à Bélém dont la tour et le monastère sont classés au patrimoine de l’Unesco. Dans la cathédrale je découvre le tombeau de Vasco de Gama ce grand navigateur qui a ouvert la voie au passage vers l’inde par le cap de Bonne-Espérance. On est à la pointe Ouest de l’Europe on comprend donc que tant de grands navigateurs y soient passés. L’analogie entre Lisbonne et San Francisco est forte par le grand pont qui traverse le Tage qui est à l’identique du Golden Gate Bridge. De l’autre côté c’est Rio que l’on croit apercevoir dominé par son christ rédempteur.
De même les trams qui montent cette ville vallonée me rappelle le « cable car » de sa cousine américaine. Il est fun d’y monter, c’est notamment le tram 28 qui est à chaque fois blindé de touristes qui est le plus sympa. Dans ce vieil engin on monte les pentes pour admirer la vue sur l’embouchure du tage. Une des attractions de la ville sont les petites rues piétonnes étroites qui ne laissent passer que piétons, vélo et scooter. C’est dans le quartier de Alfamo que l’on se perd avant d’atteindre le château qui surplombe la ville. Trop de touristes et des queues immenses me dissuadent de visiter les monuments historiques. Je passe 2 jours à Lisbonne mais je dois préparer mon vélo pour le voyage. J’ai de la chance de trouver un magasin de sport qui me donne un carton pour mettre le vélo. Je suis obligé car Ibéria refuse sinon. Enfin c’est assez compliqué car il faut démonter les pédales, tourner le guidon dont je suis obligé de retirer la guidoline pour le rentrer dans le carton, retirer les roues.. J’ai le vol à 8h30 et le premier taxi ne veut pas me prendre le vélo. Je fais le forcing à un deuxième qui accepte finalement. Ce carton dans l’aéroport et vraiment encombrant, tout le monde me jette un regard bizarre. Les frais de 75 euros acquittés je suis bon cette fois-ci. C’est donc parti pour Madrid enfin quand l’avion voudra bien décoller. On part et arrive donc 45 minutes en retard. J’ai 30 minutes pour changer. Je me dis que j’ai le temps mais j’apercois une indication qui me donne ma porte à 25 minutes à pied.. De quoi c’est si loin que ça!! Bon bien cette fois-ci je n’ai plus trop le choix, je cours dans l’aérogare. Il faut prendre un train pour aller à l’autre terminal. Cet aéroport est immense. J’arrive juste à temps, on m’attendait mais mes bagages cela m’étonnerait qu’ils suivent. C’est bien ma veine.. Le vol se passe bien même si assez long avec mes voisins espagnols bruyants. On a même pas droit à un IFE personnel, l’équipage est moyennement sympa. Ibéria bof bof !!! L’arrivé sur San José est assez impressionnante, car l’avion se pose juste à la fin d’un dernier virage dont on aperçoit le sol qui se rapproche dangereusement. Grand coup de frein sur la piste trempée de l’aéroport. Ouf on a bien attéri. Comme je l’avais pensé mes bagages ne sont pas arrivés et donc je récupére un sac de toilette de Ibéria dont la majorité des produits me sont complétement inutiles. J’ai droit à 50 dollars de frais par jour pour acheter des habits. Ibéria ils sont vraiment moyens.. Enfin je suis arrivé en Amérique latine, c'est cela qui est important. Facebook Social Comments Box for Joomla
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