17 Nov 2008 |
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Plongée à Bornéo, ArticlePendant ces 5 jours j'ai pu découvrir avec joie les fonds marins des iles du sud Sabah en Malaisie. Les plongées se font sur ses îles tropicales dignes des plus belles cartes postales avec leur lagon bleu azur et des plages de sable fin. La plus célèbre d'entre elles c'est Sipadan maintenant réserve naturelle, heureusement préservée des investisseurs immobiliers près à construire les plus fastueux hôtels. J'ai plongé avec le club scuba-junkie basé à Semporna, la grande ville de par laquelle on atteint les différentes îles. Club padi, bien évidemment, qui fait passer tous les niveaux nécessaires open water, advanced, nitrox... On arrive en avion à Tawau ou Kota Kinabalu et un taxi nous dépose alors à Semporna. De premier abord cette ville est sale, grouillante de chiens errants, rats, cafards.. On se demande où on arrive. J'ai pas trop envie de rester là tout mon voyage. Sipadan et les différentes îles telles Mabul/Kapalai, Boyahan sont à 1h de bateau. Pour pouvoir plonger à Sipadan il faut avoir un permis, le nombre de plongeurs est limité à 120 par jour qu'il faut partager avec tous les clubs du coin. Ainsi il faut réserver à l'avance, j'ai pu réserver pour mes 3 derniers jours (je n'y suis allé que 2 jours cela semble nécessaire). Le reste je les ai passé à Bohayan et Mabul. Les plongées ne sont pas très chères, pour 15 plongées j'ai du payer environ 300 euros, ce qui assez économique. Ce qui est extraordinaire ici c'est la diversité des plongées que l'on peut faire. Finalement c'est un peu comme si chaque île avait sa spécialité, Sipadan=gros: tortue, requins, barracudas, Mabul=macro: nudibranches, frog fish, lion fish, Boyahan= jardin de corail. Chaque plongée est différente, c'est ça qui est formidable sous l'eau on ne sait jamais sur quoi on va trouver, ce qui se cache sous ce caillou, ce qui nous attend sur le prochain plateau. L'organisation se passe bien, il y a beaucoup de rendement, entre les plongées à Sipadan, les autres îles, les leçons; une bonne trentaine de plongeurs sont à pied tous les jours. Pour cela 7-8 dive master / instructor sont présents dans le club. On a notre équipement bien rangé dans nos casiers et chaque matin il suffit de prendre sa combinaison, palme, masque et poids puis se rendre sur le bateau. Les bouteilles et les stabs/détendeurs déjà grées nous attendent. Il est 8h du matin à Semporna, direction nos îles respectives. On va faire 3 plongées respectivement de 1h/1h/45min; pas de décompression; profondeur limite 30 m. Avant de passer à l'eau les palanquées sont organisées par niveau (open water et advanced de l'autre). Moi avec mon 3* CMAS je suis apparenté rescue diver, ce qui n'est pas trop équivalent. Bon on fera avec de toute façon pas de plongée en autonomie, j'ai quand même mon ordinateur avec moi. Je pourrais suivre mon temps et ma profondeur. La plongée est de type descente jusqu'à 30 m et puis on remonte doucement pour atteindre les eaux peu profondes et y faire notre palier de sécurité (3min à 5 m). On est par groupe de 6 plongeurs généralement et on a chacun un buddy que l'on doit suivre à priori. De toute façon la visibilité est d'au moins 20 m, donc pour se perdre faut pas être doué. On peut louer pour 100 ringgit par jour un appareil photo. Pas mal de gens font ça et en étant accroché à leur appareil les gens sont plus obnubilés par ce qu'ils photographient que par le reste de la palanquée. On en a perdu un comme ça et donc notre plongée a été écourtée de moitié. Dommage car c'était une plongée vraiment sympa. Donc j'ai plongée le premier jour sur Boyahan, jardin de corail, ciel bleu, mer d'huile, on aurait dit que le mer se propageait à l'infini dans un calme fantastique. Le temps vraiment s'arrête ici. Les 3 plongées se passent bien, pause du midi pour déjeuner le rituel poulet, riz, noddle: on va avoir ça les 5 jours. Je suis assez étonné d'avoir à prendre une ceinture de poids avec 3 kilos, alors que je suis en combinaison style courte alors qu'en France je n'en mettais que 2. Les bouteilles sont moins lourdes et à la fin de la plongée sans le poids de l'air que l'on a respiré la stabilité n'est pas évidente. Un plongeur anglais qui bosse à Dubai lui plonge sans combinaison, il appelle ça la naked dive. C'est pas si mal aussi et de se dire d'avoir plongé juste en maillot de bain c'est la classe. Malheureusement les coups de soleil ça fait mal avec la stab'. L'eau est à 29°, difficile d'avoir froid. Beaucoup de couleurs à Bohayan, des jardins de coraux, de toutes les tailles, de toutes les couleurs. Je m'amuse avec des poissons clowns qui essaient de me chasser de leur anémone, je m'exerce à photographier les superbes et énormes nudibranches qui font leur chemin insouciant, je découvre des crabes protégés dans les branches de corail. On suit l'instructrice qui nous appelle en frappant sur la bouteille. Ils ont tous leurs signes pour indiquer ce que l'on voit. Des plongées de 1 heure dans cette eau (telle un bain), bercé par un courant faible qui nous pousse, et bien c'est dur!! Qui a dit que la plongée c'est un sport de fainéant, c'est plutôt un loisir tranquille.. Le retour vers Semporna à bord de ce bateau aux moteurs de hors-bord dure une heure. On s'arrête 5 minutes près d'un bateau de pêcheurs qui ont dans leur filet des petits thons qui vont vendre le soir même au marché. Ils nous laissent nager dans leur filet. C'était assez insolite de se retrouver dans ces filets près de ce banc qui cherche désespérément la sortie. En arrivant à Semporna il suffit de prendre notre BCD (la stab), détendeur, ceinture et combinaison. On les remet dans notre petit casier à droite ceux qui vont à Sipadan et à gauche les autres. Pas besoin de porter notre bouteille, on s'occupe de nous comme des chefs; demain notre équipement sera bien sur le bateau prêt à un nouvelle journée pleine de découvertes et d'émerveillement. Ici dans ce club se sont beaucoup de gens en backpacking qui sont en voyage au long terme. C'est quand même assez reculé Semporna. Soit on arrive de soi-même et on s'arrête à Semporna ce qui est plus mon cas; soit on prend un de ces tours organisés qui vous héberge dans les plus beaux resorts au luxe et à la richesse indécents. Sur Mabul ces resorts côtoient les cahuttes de fortune des habitants. Je ne suis pas dans cette optique là, de toute façon je n'ai pas envie de dépenser tant d'argent pour avoir de l'air climatisé et une piscine au bout du couloir. Ma deuxième journée je vais partir sur Mabul/Kapalai; 2 îles proches de la célèbre Sipadan. Cette journée a été complètement différente, d'une parce qu'on se retrouve dans des îles paradisiaques au sable blanc et l'eau turquoise et par des plongées surprenantes. A Kapalai; ile resort où il y a même pas de terre juste des hôtels qui sortent en pilotis; en rentrant dans l'eau pas de jardins de corail et toutes ces couleurs extraordinaires mais plus du sable et des récifs artificiels!! Des amoncellements de cubes, des petites barques coulées, des monticules, des trucs quoi!! On dirait qu'ils ont balancés tout ce qu'ils avaient pour créer cette macro-cité sous l'eau. Et la vie animale y a décidé de prendre lieu. Notre guide Andy à l'accent très british à le don pour voir le micro; des nudibranches par là, des pipe fish par ici; des mini lion fish (génial et tout mignon par leur petite taille); des murènes..
Puis là dans un amoncellement de cubes construits tel un grand lego géant de 20 mètres de côté, une grosse exclamation me sort du détendeur un banc de carangues par centaine rend vivant cet édifice. Ils rentrent par un côté, font le tour puis en ressortent de l'autre. Que de vies, c'est sacrément impressionnant. Il n'y a vraiment que la plongée pour être en relation avec une nature aussi généreuse et s'approcher d'aussi prêt d'animaux sauvages. On a même l'impression que parfois ils se parent de leur plus bel habit car ils savent que l'on vient pour les voir, pour les admirer. 1h sous l'eau ça passe vite surtout quand on est impressionné à chaque coup de palmes et qu'on l'on s'arrête là dans l'eau en suspension à regarder ces petits organismes, cette vie qui défile. J'ai l'impression d'apprécier plus ce que je voie que les nouveaux plongeurs qui passe leur open water. Ayant fait pas mal de plongées dans nos eaux sombres et froides de la France quelle facilité d'évoluer ici. Deuxième plongée de la journée on va aller sous une ancienne plateforme pétrolière Sea Venture transformée en club de plongée et qui a été fait un peu pour « emmerder » les autorités car le promoteur n'avait pas l'autorisation de construire sur l'ile de Mabul. C'est un peu moche comme plateforme surtout à une centaine de mètres de la plage. Mais là c'est assez extraordinaire ce que l'on va voir; que de monde sous cette plateforme; on prend des poissons d'un autre site on les met là et on les grossit de 20%. Des scorpions fish; des lion fish; des bancs de carangues. Plein d'amoncellement de débris qui cachent murènes. On s'arrête devant un bernard l'hermite qui mange tranquillement, à moitié protégé par sa carapace, une queue de poisson. Bon appétit, en tout cas notre présence ne le gène pas trop. Il y a des choses à voir dans tous les coins ici, on tourne la tête à gauche, à droite, au dessus, en dessous. Et bien c'est bondé comme les halles le samedi après-midi. Notre plongée est écourtée par un plongeur perdu, la procédure c'est d'attendre 1 min et de remonter ensuite. Vraiment dommage de ne pas avoir prolongé cette jolie plongée. Bon c'est pas grave des fois ça arrive. Le déjeuner classique nous attend, on le prend sous ce soleil cuisant. La 3e plongée va se faire sur les récifs artificiels de Mabul, à la découverte de la vie macro. Un peu comme Kapalai une plongée sur des débris engloutis, sur des caisses, des cailloux. A chaque récif artificiel notre guide andy nous montre une nouvelle chose à voir. On est tous avec nos appareils à flashouiller dans tous les sens. En début de plongée on fait la rencontre avec le superbe frog fish tout de jaune vêtu (on dirait une éponge) qui se déplace tout doucement avec ses pattes palmées. Rencontre fugace mais au combien réjouissante, c'est rare de voir ces petits animaux, aussi beaux que fragiles; comment ne pas respecter la nature dans ces conditions.
45min de plaisir parmi ces eaux chaudes, à apprécier chaque instant, à ne se soucier de rien. Très belle journée ici à Mabul/Kapalai. Mais demain et après-demain me voici dans les eaux de cette tant recherchée Sipadan. Je suis donc parmi ceux qui ont payé leur permis 40 Ringgit. Normalement il faut donner les noms des plongeurs 2 mois à l'avance; ce qui bien sur pas le cas. Je m'appelle donc Pascal et je viens de Suède. Ça me va bien je trouve. C'est marrant car 2 jours de suite je suis quelqu'un de différent mais les gardes ne s'en soucient pas. De toute façon ils savent bien comment ça marche. Sipadan a gagné sa liberté pour protéger son écosystème. Il y a quelques années un groupe de plongeurs a été pris en otage par des mercenaires philippins; depuis l'île est protégée 24h/24 par une dizaine de militaires en arme prêt à découdre au moindre problème. Ça fait un peu bizarre de venir plonger presque escorté par des militaires.. Premier plongée et certainement la plus impressionnante barracudas point, célèbre donc pour ces barracudas. La plongée est ici encore bien différente; des murs à pics de plus de 600 m. On plonge vraiment dans le bleu en attente de tout ce qui passe. Et là florilège de tortues à gogo, cette île a la plus forte concentration de tortues de tout l'Asie. On en voit au moins 5-10 par plongée, ça devient presque blasant.
Des petits requins de récifs pointes blanches sont aussi présent. Ils sont un peu dérangés par notre présence car étalés sur le sol en s'approchant d'eux ils s'enfuient. Beaucoup beaucoup de gros au final. Premier rencontre avec des barracudas un petit banc de 10 individus dont la taille dépasse les 2 mètres. Ces poissons ont vraiment la classe; gueule de carnassier et de tueur sans répit; au corps musclé et doué d'une force et d'une rapidité exemplaire. Puis un deuxième banc de barracudas, là une centaine tournent au dessus de nos têtes. Quel spectacle, vraiment j'en suis bouche-bé.
Sipadan vaut bien son qualificatif de world-class diving. Une deuxième plongée nous emmène sur d'autres récifs de l'île; encore des tortues, des requins, c'est pas ce qui manque. Notre groupe de 6 plongeurs est à l'affût de ce qui passe ici sous l'eau en attente de belles découvertes. J'ai un peu l'impression que beaucoup de coraux ont été détruits par de la pêche à la dynamite. Comment comprendre que des gens ont pu pêcher à la dynamite et tué un environnement si fragile. Une simple explosion et tout un écosystème est détruit; les poissons mort en surface mais aussi tout les coraux qui poussait sur le fond et qui permettait aux petits de vivre, de se cacher des prédateurs. Il y a plus rien après, rien ne repousse en 10 jours. Il faut une longue décennie au moins. On s'arrête le midi pour manger. On est accueilli par les gros lézards qui habitent cette île. On se pose sur la plage au sable fin pour notre petite sieste d'après déjeuner. Pas mal de japonais dans les clubs voisins, des bateaux croisières aussi mouillent au large de l'île. Sipadan ou la Mecque de la plongée à Bornéo ou comme le disait notre cher commandant au bonnet rouge Cousteau « une pièce d'art inviolée ». On reprend l'après-midi la plongée à South Point. Avant la rencontre avec les requins de récifs, on cherche dans le bleu les bancs de requins marteaux, sans grande réussite. Il va falloir que je fasse encore quelques voyages pour voir ces requins.. Beaucoup de requins et de tortues sur cette plongée, beaucoup moins de coraux certainement détruits par la pêche excessive. On repart les yeux remplis de belles couleurs, de rencontres spectaculaires. Pour certains c'est leur dernière journée de plongée, pour certains ça continue encore. Yes I am in!! Retour à Mabul on je reste la nuit. Demain on repart à la conquête de Sipadan; situé à 20 min à peine de l'île. Cette nouvelle journée s'annonce bien, le soleil est avec nous; on va pouvoir faire de belles photos. Le principe est le même; on se présente aux gardes avec nos fausses identités. Une fois signé on repart dans le bateau pour rejoindre nos sites de plongées. Premier site Barracudas Point, le même site que la veille mais qu'importe sur un même site ce que l'on découvre est toujours différent. Cette fois-ci on n'y coupe pas, requins, tortues, barracudas, mais mieux cette fois ci un ban de carangues nous englobe, nous avale.
Je me retrouve au milieu de ce ban, des carangues dans toutes les directions, j'ai même l'impression que la luminosité a diminué. C'est vraiment un souvenir fort, pouvoir s'approcher aussi près, être entouré de la sorte, sentir la force de ce ban qui nous emporte. Il n'y a pas meilleur récompense en plongée que ça, comme si on nous ouvrait les portes d'un petit paradis. On est bien des prédateurs pour ces animaux mais parce là on est dans leur élément, que l'on est pas hostile, que l'on est curieux il nous laisse vivre ce bref moment dans le respect de la vie, de la nature. C'est vraiment un beau cadeau que j'étais venu chercher, cette île me l'a donné. Une fin de plongée fantastique, en remontant sur le bateau on en parle tous un peu. J'aime en sortant de plongée pas trop parler, comme un peu profiter des choses vues, de laisser sous l'eau ce qui s'est passé et de ne pas trop dévoiler une sorte de mystère. Je ne crois pas qu'on peut raconter, expliquer une plongée; c'est une expérience unique car dans un environnement où les sensations, les bruits, les couleurs sont différents. J'aime la plongée pour ça, car c'est différent, il y a une sorte de plénitude, d'intemporalité, d'oubli. La vie est née sous l'eau, on est les enfants de cette nature. Finalement c'est un peu comme retourner à la source, regagner son harmonie, laisser de côté notre vie de terrien, notre société imparfaite. Le bateau nous emmène pour la deuxième plongée à South Point, des tortues, requins pour pas changer. On tente de nouveau de chercher du gros dans le bleu sans résultat. Mon ordinateur indique quand même 30 mètres. La majorité des plongeurs du groupe ont à peine 20 plongées, savent à peine ce qu'est la narcose, n'ont jamais été entrainé à la remontée assistance. Le système PADI comme disait un français dans le bateau c'est Put Another Dollar In; les niveaux sont faciles à passer, mais c'est orienté commerce. Un système complètement différent de notre CMAS. Enfin c'est un tout autre débat. Je me dis que heureusement il y a 30 mètres de visibilité et l'eau à 30°; sans ça je sais pas si les plongées se passeraient aussi bien. Repas pause midi, et dernière plongée à Sipadan à la découverte d'une grotte. Là on a fait un truc dont je n'étais vraiment pas serein. J'étais le seul à avoir une lampe, mais une toute petite lampe. Et on est entré dans cette grotte, avancé d'un moins 100 mètres dans le boyau (boyau aussi large que 3 bus); et à la faible lumière de ma lampe on a découvert les restes de la carapace d'une tortue. On était dans son sanctuaire. J'ai pris une photo. C'était une drôle de sensation que d'être dans cette grotte, à la fois une sorte de peur car tout autour de nous le noir, pas d'accès direct à la surface mais aussi l'excitation, l'adrénaline d'être dans cet endroit pas comme les autres. Notre instructrice nous a dit après la plongée de ne pas trop en parler; c'est sur on a pas passé le cave diving avec monsieur PADI.. En sortant de la grotte on se dirige vers barracudas point et on termine de nouveau notre plongée par le banc de carangues. Ce fut un joli au revoir. Voilà mes plongées à Sipadan se terminaient; heureux d'être venu d'aussi loin, attiré par tous les superlatifs que l'on avaient donnés à cette île. Il est vrai que Sipadan est assez extraordinaire par les plongées qu'elle offre, elle a un peu ce côté romanesque d'une île de pirate, protégée par sa reine la tortue. Sur le bateau en se retournant sur l'île qui s'en va au loin je me dis que finalement c'est fantastique que Sipadan soit libre, elle garde un secret qui se cache en elle, une nature généreuse. Il me reste encore un jour de plongée, alors au lieu de retourner à Sipadan j'ai voulu refaire Mabul/Kapalai. En fait j'aime beaucoup la plongée macro, peut être même plus que de voir du gros.. Et ce dernier jour va être assez épatant. Le temps ne se porte vraiment pas à la bronzette, une pluie diluvienne s'abat sur nos îles. Le temps se rafraichit vraiment, il fait meilleur dans l'eau que à l'extérieur. Je ne porte même plus de combinaison, juste en maillot de bain c'est suffisant. On replonge donc à la recherche du frog frish, des nudibranches, des pipes fish..
Encore une fois à chaque rocher, débris au fond de l'eau bingo!! Les fins de plongées sont toujours aussi exceptionnelles, ce jour-ci ça sera la rencontre avec un grand barracuda qui me passe devant à 20 cm. Il me fait même peur, quel espèce extraordinaire.
Il fait bien 2 mètres de long, une mâchoire avec des dents acérées. Nos regards se croisent, je ne l'intéresse pas. J'ai même l'impression qu'il me montre que ici c'est lui le roi, et que le roi passe devant. Passez donc, nous vous admirons sire. Je voulais vraiment refaire Sea Venture l'après-midi, mais le temps est vraiment moyen. On plonge donc pour notre 3e plongée dans les coraux devant. Je suis un peu déçu et je me dis que l'on va pas voir grand chose. Merci donc à Andy qui nous a prouvé le contraire. Que de choses différentes on a vu. Même là ou on ne s'y attend pas. Dans les coraux juste au pied de la plage, un tout petit bat fish, des murènes magnifiques. On s'engage dans le sable, et là une murène qui ne vient je ne sais où se dirige vers la plage. De toute sa longueur elle serpent le long du sable. Dans 3 rochers qui sortent du sable Andy nous découvre une merveille; une miniscule sèche qui vit là.
En continuant des murray eels qui sortent de leur trou à la verticale; un sorte de cheval de mer que moi j'ai pris pour une branche. Des poissons qui vivent tête en bas et corps à la verticale. Andy nous découvre un poisson mandarin caché là dans les rochers. Quand fantastique petit poisson aux milles couleurs. Ce fut certainement une des plus géniales plongées que j'ai jamais faite; d'un endroit dont il me semblait qu'il n'y aurait rien; j'ai vu plus que je pouvais imaginer. J'ai vu ces micro-organismes survivre parce qu'il savent se cacher, j'ai vu la fragilité de la mer, des animaux qui la vivent. J'avais beau avoir vu les tortues, les barracudas, les requins de Sipadan,je n'avais rien vu de toute l'extraordinaire biodiversité des iles malaisiennes. Quoi de mieux que ces moments où on s'étonne de voir tant de nouvelles choses. Je croyais avoir vu la majorité des choses ici, c'était vraiment pas le cas. J'aime découvrir, j'aime être épaté, étonné. Voilà ce que la plongée procure, je m'en lasserais pas. ContactsContact: Scuba Junkie Facebook Social Comments Box for Joomla
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