Il faut être franc je n'ai pas pu faire beaucoup de plongées sur mon séjour à Cuba. C'est réellement un problème de temps et de facilité d'accès aux sites. Dans mon lonely planet il était indiqué plusieurs endroits pour aller plonger: Maria La Gorda à la pointe ouest du pays, la baie des cochons (célèbre pour le débarquement loupé des américains), l'isla de la Juventud (île au Sud de Cuba accessible difficilement en avion ou bateau). J'ai choisi l'option Maria La Gorda qui me semblait la plus facile et citée comme un des meilleurs sites des Caraïbes.
Je n'ai malheureusement fait que 2 plongées en tout et pour tout sur mon séjour de 15 jours. J'aurais aimé rester un peu plus longtemps à Maria La Gorda mais pour cela il faut séjourner au seul hôtel du coin un peu trop luxueux pour moi. Je ne pouvais pas il était plein, et de toute façon le prix des chambres est d'au moins 50€. Merci!!!
Cuba met de grands espoirs dans l'activité touristique; ainsi les prix grimpent fortement. Ce n'est pas la plongée qui coûte tant que ça: j'ai payé 35 CUC par plongée environ 30 euros matériel non compris (7 CUC) mais c'est plus le transport pour arriver sur site, l'hôtel, le repas qui coûte cher..
Pour venir à Maria La Gorda j'ai pris un tour à la journée qui part de Vinales le matin et y revient le soir. J'ai enchainé 2 plongées. Des plongées consécutives, avec 15 min de surface pendant que le bateau reprend la direction du ponton. On arrive le matin après 3 heures de route en mini-van la salsa à fond dans les enceintes. On est attendu par l'équipe sur site. Ils sont bien organisés, je donne mon ticket me donnant le droit à une plongée payée la veille à Vinales, je demande à en faire une deuxième. Je suis obligé de faire les 2 le matin car le mini-van repart à 16 heures et je n'ai pas le temps de plonger l'après-midi.
Je donne ma certification, on plonge PADI ici comme presque partout dans le monde. Je suis donc rescue diver pour mes moniteurs cubains.. Je donne ma taille de combinaison et en reçoit une intégrale. Je suis surpris je m'attendais à avoir un shorty, va-t-il faire froid sous l'eau? Finalement c'est pas le cas. Au mur la carte des sites de plongée (la plongée en espagnol c'est Buceo):
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Le matériel je n'en suis pas trop étonné n'est pas forcément le mieux entretenu du monde. Je prends le détendeur en bouche, le plastique est tout défoncé. Je vais me servir de l'octopus à l'étonnement du moniteur. Je n'aime pas du tout avoir le détendeur qui ne tient pas en bouche, ça en est même désagréable.
On me fait signer les papiers déclarant que j'ai pas de contre-indication. J'ai pas trop dormi la veille, tant pis il va falloir faire avec.
Très rapidement on monte à bord du bateau plein de plongeurs. Des français, des italiens, des allemands; un peu toujours les mêmes finalement. Des couples de personnes dans la quarantaine au moins et qui ont de l'argent. La population n'est pas la même des backpackers de Sipadan à Bornéo... J'ai l'impression que les gens qui viennent plonger à Cuba sont dans ces vacances orientées plongée et farniente pas dans un voyage à itinéraires que je peux faire.
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Pas facile de se frayer un chemin à travers les gens, les blocs et les sacs par terre. Je monte au poste de pilotage et je trouve un peu d'espace.
On part et je ressens ce que j'ai eu à chaque fois en prenant la mer ce sentiment de bien être, de joie intérieure. Est-ce d'avoir parcouru tous ces kilomètres pour être enfin arrivé, ou bien d'aimer la mer, voir sa force, d'essayer de le remercier pour qu'elle ouvre ses portes du monde sous-marin caché.
On part les premiers dans l'eau, j'ai même pas eu le temps de vérifier mon bloc. Pas de briefing pour la plongée, allez c'est à l'arrache. Je me dis espérons que mon équipement ne va pas avoir de problème puisque que direct on descend à travers une petite grotte jusqu'à 30 mètres je pense. Comme un imbécile j'ai oublié de prendre mon ordinateur qui est resté dans mon sac.. L'eau est claire, très bonne visibilité, on est bien dans les tropiques et son eau à 25°C. Première impression c'est sympa, des crevasses, des grottes, des beaux tombants. Tout au long de la plongée on va passer à travers ces gorges en passant dans de petits boyaux. C'est marrant à faire les 3 premiers après c'est un peu lassant. En plus je suis le dernier du groupe de 8 personnes dont j'ai tout le sable qui reste en suspension. A ne plus rien voir, je passe au dessus pour retrouver le groupe de l'autre côté. Il y a des trucs bien plus intéressant à voir de toute façon que de traverser des grottes. Pas beaucoup de poissons et gros mais surtout de la macro. Très bien je suis équipé de mon appareil photo qui marche de moins en moins mais qui me donne toujours de belles photos en zoom maximum. Je m'amuse à prendre les crevettes translucides en photo, les crustacés qui se cachent dans les aspérités rocheuses, les nudibranches multicolores.
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Mode macro spécial plongée je mitraille à tout va. Le groupe avance vite devant, je les perds derrière des rochers avec la visibilité de ses lieux pas de soucis pour les retrouver. Le 2e groupe me suit sur mes palmes, il est temps de retrouver mon groupe, sinon ils vont pas être content. De toute façon c'est de la fille indienne où tous les plongeurs sont comme des moutons à suivre le moniteur pour traverser cette grotte, on prend à gauche à travers la falaise et à droite de nouveau. Si j'étais allé tout droit on aurait gagné du temps. Ça m'intéresse plus de prendre de photos que de passer à travers ses étroits passages pour se racler au sol et à la paroi. Un gros crabe se cache dans la falaise, j'ajuste mon appareil photo et clic le flash éclaire mon sujet. Dans la boîte!!
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Encore pas mal de petites crevettes transparentes, je m'attarde de plus en plus à prendre les photos. Le groupe se rapproche du mouillage, la première plongée se termine bientôt.
Remonté à bord, pas beaucoup de débriefing. Je repars presque de suite. Le bateau nous dépose à 200 mètres du ponton, on va nager jusqu'au bord. C'est un peu la cohue à bord, le bateau est bien rempli. Presque on se marche dessus. Mes moniteurs me disent de ne pas stresser, voilà ton bloc, tiens ton appareil.. En espagnol je comprends mieux avec les gestes que l'on me fait. Heureusement que sous l'eau les signes sont les mêmes. J'essaye d'expliquer que l'on va faire une plongée consécutive et qu'il ne faudra pas trop descendre profond. Je n'ai pas mon ordinateur donc je préfère assurer. La deuxième plongée est un peu moins intéressante on reste sur le plateau. On nage tout doucement, on est 4. Tranquillement on profite de ces moments calmes sous l'eau.
Je repère un sorte de ver tout petit qui me montre sa tête.
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On continue direction la terre ferme, la surface se rapproche de plus en plus. Des petits crabes se couchent sous les cailloux
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La plongée se termine sous le ponton, c'est marrant comme il y a toujours un peu plus de vie à l'ombre du soleil, le long des rochers, protégés des prédateurs, des intempéries.
Finalement j'ai bien aimé mes plongées à Cuba, malheureusement je n'ai pas pu trop en faire. Ce que j'en retiens c'est de belles macros, pas beaucoup de gros. Il n'y avait ni tortues, raies, requins. De toute façon ce n'est pas forcément ce que je recherche. On se trouve dans les caraïbes, les plongées ne sont pas aussi impressionnantes qu'en Asie ou au Pacifique par exemple.
Pas évident de conjuguer la plongée avec toutes les belles activités à Cuba, difficile d'atteindre les sites, hôtels souvent pleins et très chers. Les cubains font beaucoup d'efforts pour promouvoir le tourisme. Partir plonger à Cuba c'est y mettre le prix pour se retrouver à l'écart, ne pas voir la grande richesse du peuple cubain, de leur culture, de leur joie de vivre formidable.